LES FRANÇAIS N’ORGANISÈRENT PAS D’ELECTIONS POUR CHASSER LE REGIME COLLABORATIONNISTE DE VICHY…

Tshiyoyo Mufoncol

Tshiyoyo Mufoncol

Participer aux élections organisées par le représentant de forces d’occupation au Congo-Kinshasa, et quelle que soit l’importance présumée de celui ou celle qui voudrait y prendra part, Dieu ou pas, mythe ou pas, toute participation sonnera à nos yeux et au nom de ceux qui sont mort pour le Congo,  au Kivu et partout ailleurs, comme une trahison, une collaboration à un régime collaborationniste à la tête duquel trône le « fils de l’autre ».

Comparaison n’est pas raison, dit-on mais l’histoire de la France renseigne aux Congolais que les Français, « démocrates » par « excellence »,  n’eurent pas à recourir aux élections  pour déboulonner le régime de Vichy, lequel obéissait à Hitler à l’instar de celui de Kinshasa vis-à-vis du Rwandais Paul Kagamé.

« Aux armes citoyens », entonne la Marseillaise française. Le peuple de la France s’est battu comme savent le faire les architectes d’empire. Beaucoup ont perdu leur vie pour la patrie. « La patria O muerte », se serait écrié Che. Il y a lieu de rappeler ici pour la petite histoire que ce sont les résistants français qui dirigèrent les premiers la France Libre alors que les opposants  attendirent longtemps par Mitterrand pour accéder au pouvoir. Lire la suite de cette entrée »

E.Tshisekedi candidat à la présidence de la République en RD-Congo, et après?

Mr. Richard Kititi

Mr. Richard Kititi

Il se développe dépuis un temps au Congo-Kinshasa, un leadership d’un genre nouveau. Alors que le vrai leadership est lui créatif, prenant des initiatives face aux grands défis de l’heure, c’est plutôt l’expectative, un certain attentisme qui prend le pas sur l’initiative parmi ceux qui  prétendent l’exercer au pays de Kimbangu et de Lumumba. En fait, des vrais exécutants, des deuxiemes couteaux qu’on tourne en bourriques à longueur de journées; parce qu’incapables de penser par eux-mêmes le devenir de notre pays et de notre peuple, selon nos propres paradigmes.

Tenez: qu’on leur jette en pâture un mot, “révision constitutionnelle”, tout s’arrête! Comme des charognards, tous se jettent dessus, ignorant le piège de la distraction, alors que l’occupation du pays s’étend et s’affermit chaque jour davantage sous leur nez.

D’ailleurs, ceux qui occupent notre pays et asservissent notre peuple l’ont bien compris. C’est pourquoi à intervalle régulier, ils servent à la classe politique rd-congolaise des concepts destinés à la diviser pendant qu’eux réalisent leurs objectifs criminels. Ainsi, les fédéralistes se sont opposés aux unitaristes depuis l’aube de l’indépendance à ce jour, sans interposition d’une élite développant ou inventant un discours ferme invitant à s’attaquer aux vrais défis. Faisant l’économie de plusieurs autres concepts qui ont occasionné de profonds dégats au pays, je citerai pêle-mêle: l’exigence, certe louable, de la démocratisation, l’ouverture au pluralisme politique, les droits de l’homme qu’on a agité comme épouventail et d’où on a développé cette curiosité qu’est le droit ou le devoir d’ingérence humanitaire, Lire la suite de cette entrée »

TSHISEKEDI, LE « RAMBO » NATIONALISTE CONGOLAIS EST VAINCU

Etienne TshisekediVae Victis, malheur aux vaincus, propos proférés par Brennus après avoir vaincu Rome rappelle que le vaincu est à la merci du vainqueur. Il y a de quoi sabler champagne de la part de Louis Michel et ses complices à l’annonce de la candidature de Tshisekedi aux élections de 2011 face à celui que l’Occident appelle couramment Joseph Kabila.

L’annonce de sa candidature sur le sol belge pour un nationaliste de son rang, c’est ainsi qu’il nous est arrivé de l’adopter une fois dans notre vie, on s’en répand bien sûr, intervient quelques jours seulement après la mascarade électorale organisée au Rwanda où l’Occident de confirmer la position de Paul Kagamé comme gérant du Congo-Kinshasa, lui qui est un nègre de service de Tony Blair et autres représentants de ce que Rodrigo de Zayas appelle « la néorévolution américaine ». Mais que vient faire Tshisekedi dans ce chaos, dans ce désordre organisé quand on sait que l’Occident aurait du mal à se contredire en sacrifiant Paul Kagamé dont le maintien au pouvoir à Kigali nécessite la collaboration et le soutien d’un valet de la taille de « Joseph Kabila » aux commandes à Kinshasa voisin, une présence dont dépend la survie économique et politique du Rwanda.

La communauté internationale à laquelle Tshisekedi lance son appel au secours est sinon la même qui a porté Paul Kagamé au pouvoir, qui le maintien nonobstant ses crimes perpétrés au Congo. Cette même communauté internationale a eu à financer Sun City où le nommé « Joseph Kabila » fut préféré en lieu et place de Tshisekedi et autres Jean Pierre Bemba, l’auteur de la célèbre phrase : « J’ai accepté l’inacceptable ». Ces deux sujets congolais avaient non seulement pris part aux travaux de Sun City, mais y participant ont apporté par leurs signatures une caution aux accords faisant de  Joseph Kabila le roitelet du Congo. Lire la suite de cette entrée »

Le journal LE PHARE à Kinshasa éventre le boa: Quelle est la responsabilité de Justin Marie Bomboko dans l’acte de révocation du Premier ministre Lumumba, le 05 septembre 1960. Bomboko a-t-il menti ? Aux colporteurs de faux bruits, la vérité cinglante est là, toute crue, qu’en pensez-vous ? RAP

Non à la falsification de l’histoire !

Le Phare remercie le patriarche Bomboko d’avoir réagi, bien que sur le tard, à son article ayant pour motivation primordiale le refus de la falsification de l’histoire de la République Démocratique du Congo, notre patrimoine commun. Cinquante ans après l’indépendance, il est anormal que de grosses zones d’ombres continuent de couvrir des faits aussi graves que les assassinats de Patrice Emery Lumumba et de Pierre Mulele.

Avec tout le respect que nous devons à sa personne, à son âge et à son passé, nous sommes au regret de constater que l’ancien Coordonnateur du Collège des Commissaires Généraux et ministre honoraire des Affaires Etrangères ne veut pas faire preuve d’humilité et faire amende honorable par rapport aux erreurs qu’il avait commises en sa qualité d’homme d’Etat. Lire la suite de cette entrée »

NON MONSIEUR ETIENNE TSHISEKEDI : LES ELECTIONS AU CONGO NE SONT PAS LA SOLUTION À LA NATURE DE LA GUERRE IMPOSEE AUX CONGOLAIS…

Etienne TshisekediEtienne Tshisekedi, l’homme pour qui beaucoup d’entre- nous ont eu à consacrer leur jeunesse et à suivre dans ce qui apparait comme un combat commun, celui du  CHANGEMENT auquel Tshisekedi a dédié une large partie de sa vie jusqu’à ne point voir grandir ses propres enfants, se trompe-t-il aujourd’hui de bataille ?

Sa récente sortie médiatique interpelle toute bonne conscience  habitée par le souci d’écriture de l’histoire du Congo des aïeux.  Le CHANGEMENT auquel ce combat fait allusion était loin d’être celui d’hommes appelés à se succéder à la tête d’un « État manqué », s’il faut ici emprunter le terme cher à Chomsky, mais il s’agit, bien que cela soit un peu audacieux et osé, de toucher le mental de l’homme «Congolais », son imaginaire et la manière intérieure de sa  construction en se projetant dans son environnement direct.

Rien n’a changé plutôt. Et Tshisekedi l’admet.  Pire encore, les Congolais se font aujourd’hui instrumentalisés non plus directement par les maîtres de tout le temps, ni par ses « chiens » locaux comme il en a toujours été le cas depuis 1960,  mais par d’autres trouvailles, des voisins et « frères » africains noirs égarés qui exploitent à leur tour quelques locaux et victimes consentantes  deux catégories différentes et exposées à la vindicte par les maîtres, ses critiques et autres agents de propagande  et leurs thuriféraires qui les présentent comme des concepteurs « au centre de la tragédie congolaise » . Lire la suite de cette entrée »

LA VISITE DU ROI DES BELGES AU CONGO-KINSHASA EST UN NON- EVENEMENT

On a du mal à saisir pourquoi les Congolais se lamentent sur les fréquentations d’un roi,  surtout quand on sait qu’il est celui des Belges qui, usant de son libre arbitre et au nom du royaume de la Belgique dont il représente les intérêts,  s’acoquine à qui bon lui semble. Et même s’il y aurait quelques personnages au Congo qui,  souffrant encore de séquelles du mental du colonisé,  espèrent tirer on ne sait quelles dividendes politiques en invitant intentionnellement le roi des Belges dont la visite est un soutien au régime en place.

En quoi importe-t-il aux Congolais qu’un roi des Belges visite le Congo ou encore qu’il serre la main de celui que le monde voudrait que les Congolais appelassent par le nom de Joseph Kabila ? Le Congo se trouverait toujours dans cette époque où il fallait rassembler le peuple comme des moutons et le faire danser au passage des visiteurs du régime ?

Plus de 125 ans après, la notion du « roi » influence encore l’imaginaire du « colonisé » congolais, «  que l’on a […] décrété n’être rien : une figure vide » (Achille Mbembe, 2000 : 218). Mais le  pèlerinage du roi des Belges à la Kabilie, qui ne doit ni souffrir d’interdiction ni prêter à polémique, tombe à pic car il procède, et c’est ce qu’il y a de mieux,  à démystifier la fonction de celui que certains écrits congolais réservent le titre de « sa majesté » le roi et ce faisant procède, à  libérer le mental du sujet congolais de sa dépendance légendaire. Lire la suite de cette entrée »

Lettre ouverte aux chefs d’Etats africains

Qui a peur de Paul Kagamé parmi ses pairs   chefs d’Etats africains ?

L’Union Africaine réunie du 10 au 12 juillet 2003 à Maputo (Mozambique) a consacré les principes suivants qui fondent son action :

  • « l’égalité, la souveraineté et l’interdépendance des Etats »
  • le strict « respect des frontières »
  • la « non –ingérence » et l’interdiction « d’user de la force ou de menacer de la force un autre Etat membre ».

Cependant, les rapports accablants de l’ONU, des ONG et autres experts indépendants  mettent en exergue la violation et l’agression du territoire de la RDC par Paul Kagamé et son armée.

Malgré cet indéniable constat, l’Afrique entière reste muette, silencieuse face aux crimes perpétrés par Kagamé et sa soldatesque sur le territoire du Congo-Kinshasa.

Les Congolais se demandent ce qu’ils ont pu faire contre leurs frères africains pour que ces derniers n’interviennent pas afin de stopper Paul Kagamé dans l’élan de son oeuvre meurtrière. Lire la suite de cette entrée »

Le peuple congolais est otage des Mobutistes…

Tshiyoyo Mufoncol

Tshiyoyo Mufoncol

Peut-on lutter contre «Joseph Kabila» et son pouvoir sans s’en prendre aux «Mobutistes», du moins ce qui en reste de la marque déposée, cette catégorie d’hommes qui sont incapables de se remettre en cause?

Les Mobutistes constituent les béquilles sur lesquelles s’appuie le pouvoir de l’homme que l’Occident voudrait que les Congolais appellent par le nom de «Joseph Kabila». Ils dirigent le perchoir de la fameuse institution qu’ils dénomment le Sénat et font main basse sur celle qu’ils ont le culot d’appeler le «Parlement». En son sein s’affrontent une majorité présidentielle (AMP et ses alliés) truffée de Mobutistes et fils et une opposition dite constitutionnelle sous leur bannière. Noam Chomsky aurait dit «ce que l’on appelle des opinions  » de gauche » ou  » de droite  » […] représente seulement les limites d’un spectre de débat qui reflète la gamme de besoins des pouvoirs […] mais il y a essentiellement rien au-delà de ces positions «acceptables» (Chomsky, 2009, Comprendre le pouvoir, l’indispensable de Chomsky, premier mouvement, Aden, Belgique, p.35). Comprend qui peut. Lire la suite de cette entrée »

L’AMP et l’Opposition politique (institutionnelle) co-responsables du gâchis actuel

Abbé Jean Pierre Mbelu

Abbé Jean Pierre Mbelu

Dans sa rubrique Tribune d’hier (19 octobre 2009), le journal le Potentiel a publié un texte intitulé « Il est impérieux de sauvegarder l’espace démocratique ». La lecture de ce texte du député national Kikwama kia Kiziki soulève plusieurs questions. Il y a entre autres, la question du respect des textes et des principes de tout espace qui se veut démocratique. Cette question se pose et pour la majorité au pouvoir et pour l’opposition dite institutionnelle.

Une Opposition malléable à souhait ?

Après avoir suspendu sa participation sa participation aux débats sur le budget samedi 10 octobre, mardi 13 octobre, « l’Opposition a majoritairement choisi de revenir dans la salle sans avoir eu l’assurance que le Bureau et les membres de la majorité parlementaire tiendraient leur parole vieille de quelques semaines à peine sur le contrôle parlementaire », écrit Kiakwama. Ce retour s’est fait sans que la motion du député Kanku comptant parmi les arriérés de la précédente session parlementaire contre le Premier Ministre Muzito soit vidée.

Et pourtant, « les articles 151, 169 et 170 de notre règlement intérieur, écrit Kiakwama, indiquent clairement qu’une motion suspend le cours normal du travail législatif jusqu’à ce qu’elle soit vidée. » Et d’ajouter : « Le bon sens et l’honneur appellent d’ailleurs à ce qu’un homme dont on se défie, lève d’abord la défiance envers sa personne avant de reprendre le cours normal des choses. » Contrairement au règlement d’ordre intérieur, au bon sens et au sens de l’honneur, L’AMP s’habitue à fouler les textes au pied et à se moquer de l’éthique. Lire la suite de cette entrée »

La dernière lettre de LUMUMBA à la jeunesse de mon pays

N’en déplaise à BARACK OBAMA dans son discours d’Accra au Ghana et à Madame Bill Clinton, madame ministre des affaires étrangères des USA, qui déclarait lors de son dernier sejour au Congo-Kinshasa, nous citons: « Nous voulons travailler avec des gens pour un meilleur avenir et non avec des gens qui se réfèrent au passé», fin de citation, (c’est nous qui soulignons), la dernière lettre de Lumumba à sa femme Pauline, écrite en prison en décembre 1960, ’qui met en exergue la quintessence d’une vie, celle d’un homme qui « va vers le sacrifice [suprême], avec dignité et cran, pour une cause qui dépasse les existences individuelles, la sienne au premier, et qu’il voit triompher un jour” , la lettre  de Lumumba qui s’adresse à la jeunesse congolaise en ce moment précis où le pays vit une sous-occupation  qui ne dit pas son nom , rappelle à sa memoire Milan Kundera dans sa phrase qui disait, nous citons: “Celui qui ignore son passé est condamné à le revivre”. Lire la suite de cette entrée »