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raprdc

Vous l’aurez compris, je suis une Mufoncoliste convaincue ;-)

Je vous souhaite la bienvenue sur ma page politique !

Le Kongo, mon pays, traverse une des plus grandes crises que l’histoire de l’humanité ait connu. C’est pourquoi, j’ai décidé de me mettre au service d’une lutte noble : la libération de mon pays.

D’aucuns citent comme références politiques : Steve Biko, Lumumba, Sankara, etc… moi, j’ai trouvé ma référence politique en la personne de Mufoncol Tshiyoyo, Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique – RAP en sigle – qui incarne le nouveau pouvoir politique au Kongo.

Si pour le commun des mortels, la politique est la pratique du gouvernement d’un État, pour Monsieur Mufoncol Tshiyoyo, la politique est un art complexe qui se dissèque et s’analyse pour mieux appréhender les évènements provoqués par les hommes.

Comprendre ce monde, ceux qui le dirigent, anticiper les évènements et les aspirations des peuples ne peut se faire sans une intelligence accrue et développée à force travail, de connaissance et d’esprit critique.

Dans un monde, où seul le plus fort impose sa loi, Monsieur Mufoncol Tshiyoyo pense que nous ne pouvons nous permettre d’être des êtres médiocres et faibles, au risque de nous faire écraser sans concession.
Nous devons être semblables à des « demi-dieux », des êtres quasi omniscients, des êtres réfléchissant, analysant tout et anticipant dans la mesure du possible les évènements.
Nous devons vaincre notre immobilisme et être dans l’action par la prise d’initiative avec courage, et combativité pouvant aller jusqu’au sacrifice de soi.

Pour en savoir plus sur Monsieur Mufoncol Tshiyoyo et le RAP, je vous invite à consulter les pages et site suivants :

https://www.facebook.com/mufoncol.tshiyoyo

https://www.facebook.com/lesamisdeMufoncolTshiyoyo

www.rap-rdc.com
Vous l’aurez compris, je suis une Mufoncoliste convaincue ;-)

Que je vous parle un peu de moi, tout de même : je suis optimiste, joviale et compliquée quand je le veux ! Pour d’autres infos me concernant, je vous renvoie à mon profil et à ma page Facebook … ;-)

Lendo KUMBU-KI-LUTETE

Attachée à la présidence du RAP en charge des questions de communication et presse

POURRAIT-ON PARLER DE COMBAT DE LEADERSHIP ENTRE TSHISEKEDI ET MONSENGWO?

L’élite qui se met au-devant de la scène politique au Kongo-Kinshasa  explique mal aux Kongolais la tragédie que subit le Kongo. Déjà, elle se trompe de combat. Toutes ces dames et messieurs,  qui font de la sous-traitance politique,  cherchent à  conquérir  le « pouvoir-os »  alors que la véritable bataille est  celle de LIKAMBO YA MABELE, celle de notre terre.

« Kasi bango  bazali ko bundela nini, to ko wela nini  na nani ? ». Pourquoi et contre qui tous ces gens se battent-ils? Chacun est muni d’une réponse selon ce qu’il est en mesure de  saisir de la situation tragique que traverse le Kongo. Et dans pareil cas, l’« adversaire » désigné est souvent un moins que rien. Un vrai-faux « adversaire » vers lequel ils désorientent  le peuple dans sa lutte contre un système monstrueux.

La question de terre se pose aujourd’hui au Kongo avec acuité. D’abord sa possession et son contrôle et tout le reste après : c’est-à-dire la conquête de pouvoir politique. On ne peut non plus combiner les deux conquêtes à la fois pour cause de  nature changeante de l’« adversité » dans les deux situations. Autrement dit, tant que  la détermination de la nature de la lutte sera moins clarifiée, le sacrifice que l’on fait subir au peuple est vain. Ce peuple ne pourrait jamais être rentablement utilisé dans le jeu du rapport de forces auquel tout combat politique est soumis.

D’un côté, l’Église Catholique déclare la guerre contre ceux qui sont perchés au pouvoir à Kinshasa. Elle le fait au nom d’une certaine « légalité et légitimité » qu’elle tient à rétablir. Mais ce qui paraît surprenant est le fait de ne point citer nommément Tshisekedi comme la personnification de celles-ci. Voilà où naît l’ambiguïté de sa position. L’Église Catholique Romaine annonce tout simplement qu’elle se battra «  pour le respect de la légalité et de la légitimité ». Peut-être que cette position  arrangerait ses affaires. Comment serait-il possible quand elle a déjà pris position contre un camp ? Le fait  aussi de voir Tshisekedi poursuivre presque seul  son « pacifisme » contre les chiens de garde du système au Kongo renseigne que l’avènement de l’Église Catholique dans ce combat ne fait pas automatiquement d’elle une allié sûre avec laquelle composer.

De l’autre côté, le souci de l’Église Catholique de vouloir seule organiser ses propres manifestations sans même tenir compte et s’associer à celles initiées par Tshisekedi lui-même et son camp renvoie une mauvaise image alors que les deux  sont supposés combattre ceux ou celui qu’ils ont élevés par ignorance au rang d’ « adversaire ».

Tshisekedi hésiterait-il de se jeter dans les bras de la « puissante » Église Catholique Romaine et surtout de son Cardinal Monsengwo ?  Mais qui de deux devrait tendre sa main le premier à l’autre alors que Tshisekedi fut le premier sur le terrain ?  L’Église affirme venir à la rescousse de ce qu’elle admet comme juste et vrai, c’est-à-dire  « la victoire de Tshisekedi »! Tshisekedi,  qui s’est jeté contre tout dans ce qui est aujourd’hui appelé « élections » au Kongo, a pour sa part besoin de tout « son » peuple,  mais aussi de forces réelles autour de ce dernier en vue d’élargissement de son horizon.

On constate que Tshisekedi a l’air de garder ses distances vis-à-vis de Monsengwo. Et les deux semblent si « bien » se connaitre et ce depuis la Conférence Nationale Souveraine et les Concertations Politiques du Palais du peuple avec sa fameuse Commission de 33 où trônait Justin Marie Bomboko Lukumba Is’Elenge, qui est un vieux collègue  de Tshisekedi à l’époque du gouvernement des commissaires généraux et qui est aussi « ami » des Belges, du   Cardinal Monsengwo et de Kengo.

Pour les uns, l’arrivée de Monsengwo dispute le leadership à Tshisekedi. On ne sait pas s’il faudrait l’en blâmer car Tshisekedi tarde de voir en Monsengwo un être humain comme toute autre de même espèce. Ce qui veut dire que l’homme pourrait être tenté de conserver une influence quelconque sur tous ceux qui incarnent le pouvoir politique réel dans le pays. Non seulement qu’il est intelligent et rusé, mais il est capable d’instrumentaliser l’institution sous son influence et se constituer en  un sérieux contre-pouvoir.

En quoi serait-il une faiblesse ou une contradiction pour Tshisekedi d’inclure dans son jeu  politique l’implication osée de l’Église Catholique  Romaine et de son Cardinal Monsengwo dans sa marche vers les cimes du pouvoir ? Beaucoup dénoncent les accointances de certains pasteurs de l’Église avec le milieu des pyromanes  auto-proclamés « propriétaires » de la terre « Congo ». À ce titre, ils considèrent la sortie de Monsengwo comme une menace qui peut servir de plateforme par lequel les mains qui ont toujours tiré les ficelles au Kongo de venir proposer leurs « bons » services. Ne l’oublions que c’est un piège dans lequel Tshisekedi est souvent tombé.

C’est un vieux débat que relance le jeu Tshisekedi-Monsengwo. Il a toujours opposé les deux pôles du pouvoir sur le contrôle de la masse populaire: l’Église et le pouvoir politique. Tshisekedi draine la masse.  Aussi, l’Église Catholique Romaine chercherait à démontrer sa capacité mobilisatrice pour ne pas laisser ce pouvoir à un seul homme.

La nature de la lutte menée par  Tshisekedi le détache de son appartenance à un camp ou à un parti politique donné. Ce combat l’a transformé en âme d’un peuple. Il pourrait être considéré comme le père de la nation,  celui qui appartient à tout le monde et non à  son propre camp voire à sa famille. C’est la leçon que semble transmettre les enfants de Nelson Mandela à travers leur cri : « Nous pensions que nous avions un père […] Mais à notre grande consternation notre père […] nous a laissés seuls parce qu’il était devenu le père de la nation » (Mandela, 1995 : 620).

À notre époque, nous fîmes de Tshisekedi le chef de file de  l’Opposition- USORAL  (Union sacrée de l’Opposition Radicale). C’était pour nous une façon de le placer au-dessus de la mêlée. Son entourage d’aujourd’hui le réduit à une propriété privée qui appartient à  l’UDPS  et aux siens. Ce faisant, il prive Tshisekedi des moyens de sa politique. L’homme doit cesser de mettre en exergue son propre parti politique et de parler au nom d’une certaine opposition appartenant à son camp. Un  véritable père de la nation est le porte-parole de tout son peuple.

Pour Martin Heidegger, le peuple est une pure construction de l’esprit. Il est à craindre qu’il soit un couteau à double tranchant. Ce qui fait dire à Rose Luxembourg citée par Ghislaine Ottenheimer dans Les Deux Nicolas, La Machine Balladur,  que  ‎ »les masses  sont toujours ce qu’il faut qu’elles soient en fonction des circonstances, et elles sont toujours sur le point de devenir quelque chose de fondamentalement différent de ce qu’elles semblent être »,  Ottenheimer, 1994 : 7). Le  peuple  qui a cru en Jésus Christ et qui a raffolé ses miracles est le même qui l’a renié et qu’il a ensuite livré à la mort. Il l’a préféré à un voleur en la personne de  Barabbas quand il se rendît compte que le Christ arrêté par les Romains n’était plus ce libérateur attendu qui devrait le conduire vers son émancipation du joug de la domination romaine

Face à la nature de la crise imposée par l’adversaire au Kongo-Kinshasa, deux choix se posent à Tshisekedi. Soit, il décide de sacrifier le peuple à l’heure où sonne le rendez-vous avec  l’histoire en lui transmettant un message bien clair. C’est la fameuse complicité leader-peuple et peuple-leader. Soit, il verse son propre sang mais à condition que sa disparition, qui n’est ni souhaitée ni attendue en ce moment par les siens, du fait de leur incapacité à comprendre le déploiement de l’histoire, serve à l’émergence d’une réelle identité congolaise et au réveil définitif d’un peuple souverain.

C’est pour l’histoire que l’on s’engage dans de ce type de bataille d’honneur et non pour le présent. Ce qui fait dire à Balzac dans Le lys dans la vallée  que  «  Si vous parvenez  à la sphère où se meuvent les grands hommes, vous seriez, comme Dieu, seul juge de vos résolutions […] ,  vous ne serez plus un homme, vous serez la loi vivante, ; vous ne serez plus un individu, vous vous serez incarné la nation […] plus tard vous comparaitrez  devant les siècles, et vous savez assez l’histoire pour avoir appréciez les sentiments  et les actes qui engendrent  la vraie grandeur », (Balzac, 1859 :184).

 

Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila

Mufoncol Tshiyoyo

Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,

R.A.P, en sigle

004745007236,

Recentrer la lutte: une nécessité

Mr. Richard Kititi

Mr. Richard Kititi

Lorsqu’en août 2010, j’apprenais l’annonce de la candidature de monsieur Etienne Tshisekedi, je me suis interrogé ce que l’entrée en course du «leader maximo» congolais pouvait bien changer à ces simulacres d’élections, conçues et organisées pour proclamer vainqueur et redonner des habits neufs de légalité et légitimité républicaines à celui qui se fait appeler Joseph Kabila à Kinshasa, pour que pendant encore cinq longues années, il puisse régner en maître absolu sur notre héritage commun, notre cher Kongo ( Lire sur le site www.rap-rdc.com : «E.Tshisekedi candidat à la présidence de la République en RDC, et après?»).
En décembre 2011, Joseph Kabila alias Hypolite Kanambe a été proclamé président élu à l’issue de cette mascarade électorale programmée et exécutée à cette fin. Et cela, malgré l’entrée en course du président de l’UDPS qui, à juste titre, lui conteste cette victoire manifestement frauduleuse, en se déclarant le président légitime de la République.
Plus d’un mois plus tard, en janvier 2012, il devient de plus en plus certain, face à l’évidence d’une vaste fraude organisée, même si certains se gardent de le reconnaître publiquement, que Etienne Tshisekedi, comme avant lui Jean-Pierre Bemba en 2006, a remporté haut la main les derniers scrutins présidentiels et donc en est le véritable vainqueur. C’est cela la vérité des urnes qu’exige notamment l’église catholique et les kongolais dans leur grande majorité.
Loin de moi cependant l’idée de tirer un quelconque satisfecit d’avoir à l’époque fait une lecture qui s’avère aujourd’hui corroborée par la tentative d’imposition au peuple kongolais d’un président qu’ils n’ont pas élu, je voudrais ici inviter mes compatriotes à ne pas rester passifs, mais à vite refermer cette distraction électorale, tout en en tirant bien sur les leçons essentielles, pour revenir au vrai combat patriotique de libération de nos terres de l’occupation étrangère. Le triomphe final de la lutte patriotique du peuple congolais sonnera le glas de l’imposture et mettra en échec cette tentative de hold-up électoral.
De la nature de la lutte
La parenthèse électorale se refermant une fois de plus sur le refus du mauvais perdant, le dénommé Kabila, de céder le pouvoir qu’il n’a, en réalité, jamais gagné par les urnes, mais plutôt arme au poing, l’heure est donc venue pour ceux qui refusaient de toiser la vérité en face, de comprendre enfin la vraie nature de cette lutte qui nous est imposée et dont nous n’avons d’autre alternative que d’en relever les défis et de tenir compte de ces quelques évidences.
1.- Les kongolais font face à un pouvoir venu par la force des armes, qui s’impose par les armes et qui ne partira nullement à l’issue d’une quelconque élection perdue, mais dégagera plutôt par la vertu des mêmes armes.
2.- Il s’agit donc d’un pouvoir d’oppression et d’asservissement de notre peuple. Pire, ce pouvoir qui prend en otage notre peuple est assis sur une imposture grave: celui qui se fait appelé Joseph Kabila n’a, à ce jour, jamais levé le voile sur ses origines rwandaises. Cette imposture démasquée et révélée par plusieurs différentes personnalités tant kongolaises qu’étrangères, dont notre compatriote Honoré Ngbanda, devrait pousser ceux de nos compatriotes hier partisans du schéma électoraliste pour libérer la mère-patrie, de réadapter leur position face à la vraie nature de ce pouvoir.
3.- L’imposteur à la tête de notre État a été un vrai cheval de Troie qui a réussi, en onze ans de présence au sommet de l’État, à le livrer au pillage de ses ressources et à l’occupation étrangère, dont la présence massive et inacceptable de ses frères rwandais dans tous les rouages stratégiques de notre État.
4.- Le régime de l’imposteur qui tente de rempiler par la force à Kinshasa n’est pas à confondre avec une démocratie. Le Kongo est tout, sauf une république démocratique. Tous nos compatriotes qui “collaborent” avec ce régime sous le fallacieux prétexte de consolidation d’une soi-disant démocratie doivent savoir ce qu’ils sont réellement en train de faire. Car le pouvoir en place en République Démocratique du Kongo est une dictature armée et contrôlée par des étrangers contre les intérêts vitaux de notre patrie.
Dans une démocratie, le peuple, souverain primaire, est respecté et jouit des libertés fondamentales. Dans une démocratie, le droit d’expression et la liberté de la presse sont garantis. Un pouvoir démocratique ne massacre pas ses propres citoyens qui expriment librement leurs opinions. La justice, dans un environnement démocratique, n’est pas assujettie au pouvoir exécutif, mais elle est indépendante. Et la loi, dans un tel contexte, s’impose à tous, dirigeants et simples citoyens. Dans une démocratie, le pouvoir parlementaire contrôle réellement l’Exécutif, mais n’est pas une simple chambre d’enregistrement, prête à se plier aux quatre volontés du chef de l’Exécutif (cas du dernier tripatouillage de la constitution pour l’adapter au meilleur mode d’élection pour l’imposteur). Dans une démocratie, les services de sécurité, l’armée et la police ne sont pas aux ordres d’un individu qui les manipule à son seul profit, comme c’est le cas au Kongo du dénommé Joseph Kabila.
Qu’y a-t-il donc à consolider dans une telle république bananière où en plus, la corruption, le népotisme et l’impunité des puissants obstruent toute perspective de progrès pour le plus grand nombre? Que personne ne vienne dire demain qu’il ne savait pas. Chacun sera comptable de ses actes. Car, chaque kongolaise et chaque kongolais a le choix de rejeter la collaboration avec l’ennemi et de défendre la mère-patrie.
5.- La conquête démocratique du pouvoir n’est concevable que dans un cadre républicain avec des règles transcendantales et impersonnelles s’imposant à tous. Ce qui n’est absolument pas le cas au Kongo de “Kabila”. D’où la nécessité, pour ceux de nos compatriotes qui y ont cru, de sortir rapidement de cette logique inadaptée de conquête démocratique du pouvoir dans un contexte manifestement antidémocratique; pour enfin embrasser la seule et véritable lutte que la patrie occupée attend de nous: celle de sa libération en chassant l’occupant.
Cette lutte pour nous réapproprier la terre de nos aïeux, notre terre (likambo ya mabele), doit être le leitmotiv de la lutte patriotique qui doit concentrer toutes les énergies. Et, on ne le dira jamais assez, il ne s’agit pas d’une lutte de pouvoir maintenant, mais d’une lutte acharnée pour nous réapproprier notre terre. Ce n’est que lorsque nous seront maîtres chez nous, sur nos terres, que nous pourrons y organiser la légitimation du pouvoir politique.
Il est donc plus que primordial de mettre fin à l’imposture à la tête de notre État, pour mettre fin à l’occupation de notre cher Kongo que favorise justement ce pouvoir de l’étranger qui tente une fois de plus de s’imposer à notre peuple par la force des armes.
La nature de notre lutte étant ainsi précisée, à savoir lutte patriotique pour la libération de la mère-patrie de l’occupation étrangère afin de nous réapproprier nos terres, et non lutte de pouvoir, nous pouvons examiner quelques pistes pour y parvenir.

Pistes d’action
“Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.”
Voilà ce que nous exhorte l’alinéa 1 de l’article 64 de la constitution sur laquelle s’appuie l’auteur intellectuel du hold-up électoral que l’on voudrait imposer à notre peuple. La voie est donc toute tracée pour le peuple congolais: faire bloc comme un seul homme pour faire échec par tous les moyens à cette tentative de confiscation de leur pays. Seule l’action d’un peuple uni dans ses diverses composantes (paysans, maraichères, commerçants, syndicats, étudiants, églises, armée, police, diaspora, partis politiques…) et solidaire sauvera la mère-patrie.
Toutefois, comme je l’ai affirmé dans l’un de mes précédents écrits, cette unité et cette solidarité dans la lutte, n’est pas à confondre avec la mise sur pied d’une structure unique de genre pyramidale (Lire: “le sens de l’histoire” sur le site www.congoindependant.com , publié en mars 2009). Plutôt que d’utiliser un temps précieux à vouloir créer une nouvelle organisation, je pense qu’il serait souhaitable, au point où nous en sommes, que nous avancions dans l’unité vers notre objectif final, tout en faisant montre d’une solidarité implacable. Cette approche a l’avantage de l’efficacité, chacun évoluant dans un milieu connu et en même temps, elle déroute nos ennemis qui  verront sous cette forme d’organisation une pieuvre dont ils ne pourront déterminer avec certitude laquelle des tentacules (bras) il faudrait lui amputer pour paralyser les mouvements du monstre qui les déroute tant. Le déferlement de manifestations des patriotes congolais dans les cinq continents, sans qu’il existe une telle structure, incite à la poursuite de ce mode organisationnel.
Mais pour renforcer son efficacité, il est impérieux d’établir et de multiplier des passerelles entre différents groupes, entre différents leaders, pour des besoins d’une coordination minimale des actions. A l’inverse, une organisation unique et pyramidale présenterait beaucoup de désavantages, notamment celui de voir nos ennemis s’y immiscer pour nous diviser.
Si l’entrée de Monsieur Etienne Tshisekedi dans la course à la présidentielle du 28 novembre 2011 a, un moment donné, profondément divisé la résistance congolaise se battant pour mettre fin à l’imposture et à l’occupation étrangère au Kongo, et de ce fait, a retardé un tant soit peu le triomphe de cette lutte patriotique, l’heure de refaire cette unité de vue dans la lutte a sonné.
Toutefois, il nous faut reconnaître que l’entêtement du leader historique kongolais à aller jusqu’au bout dans cette mascarade électorale a permis de faire tomber les masques sur la vraie nature et l’impopularité du régime de l’imposteur. Ce que tout le monde savait déjà, mais que d’aucuns ne daignaient reconnaître en public. La brutalité et la sauvagerie de ce régime de l’occupant, qui d’ailleurs ne saurait tenir une minute sans la répression et la corruption dont il use et abuse, ne peuvent plus être niées, tant elles sont manifestes. Pourtant, comme le disait Napoléon Bonaparte, l’on peut tout faire avec une baïonnette, sauf s’asseoir dessus.
À l’actif de la démarche électoraliste de Monsieur Etienne Tshisekedi, je retiens deux faits importants  sur lesquels j’aimerais attirer l’attention. Primo, la révélation au peuple congolais de son pouvoir incontestable de souverain  primaire propriétaire du Kongo, si toutefois celui –ci consent à s’assumer pour se faire respecter. Et secundo, sa position de “guerrier-solitaire” ne devant avant tout compter que sur lui-même.
1.    Le Kongo des kongolais
Le Kongo étant le pays des kongolais, ceux-ci devraient être et doivent être maitres sur leurs propres terres (likambo ya mabele). Quoiqu’en disent ceux qui pensent être les proprietaires du Kongo, ces terres nous appartiennent. C’est à nous à faire prévaloir cet attachement à nos terres, et cela au prix de notre sang (likambo ya mabele eza nde likambo ya makila).
Le fait que, contrairement aux attentes des organisateurs de la mascarade électorale du 28 novembre 2011, les kongolais se soient massivement exprimés en faveur d’un fils du pays, conter l’imposteur-candidat des  prédateurs étrangers, est une indication claire  qu’un  peuple uni derrière une cause noble et légitime est plus puissante qu’une bombe atomique.
Ce peuple qui s’est massivement prononcé pour la fin de l’imposture au Kongo, malgré d’innombrables fraudes et intimidations organisées et exécutées par le pouvoir de l’occupant, ce peuple disais-je, est aujourd’hui dérouté d’entendre ceux qui se disent des leaders politiques ou d’opinion, exiger qui le recomptage des voix, qui l’annulation pure et simple de ces scrutins; alors que la logique aurait été la disqualification pure et simple du fraudeur.
À ceux qui prônent l’annulation, nous posons la question suivante: qui placez-vous au-dessus du peuple kongolais et à qui vous reconnaissez ce pouvoir d’annulation, mieux de révocation de la volonté exprimée d’un peuple? À ceux qui dénient à notre peuple le droit de décision sur ses terres, je renvoie aux propos plus que d’actualité de notre héros national Patrice Emery Lumumba qui affirmait: “ Il viendra un temps où l’histoire de notre pays ne s’écrira plus à Paris, Bruxelles, Londres, Washington (et j’ajoute: ni même à Kigali), mais au Kongo même”. Ce moment est arrivé. Le kongolais doit pouvoir être maître chez lui. Il s’agit donc de ne jamais accepter un quelconque fait accompli; mais il faut s’opposer par tous les moyens à ceux qui voudraient nous asservir pour disposer à leur profit de nos terres. Comme dit ci-haut, eza nde likambo ya mabele, kasi likambo ya bokonzi te (il s’agit bel et bien de la lutte pour nos terres et non d’une quelconque lutte de pouvoir).
D’ailleurs cela est d’autant plus vrai que j’aimerais ici ouvrir une parenthèse pour m’appesantir un tant soit peu sur la signification profonde de ce mouvement généralisé du peuple kongolais dans son ensemble contre le pouvoir de l’occupant sur ses terres.
En effet, sans vouloir me lancer dans une quelconque polémique, les historiens, politologues et sociologues décrypteront plus tard la signification profonde de cette large expression de mobilisation de notre peuple derrière un de ses dignes fils, en l’occurrence Monsieur E. Tshisekedi, je peux sans crainte d’être contredit, affirmer que la majorité des kongolais qui se sont exprimés en sa faveur n’ont nullement voté pour le programme d’un quelconque parti ou plate-forme politique, mais pour un leader historique capable de dire non à la spoliation de leurs terres.
De la même façon qu’en 2006, la majorité de notre peuple avait crû stopper le pion des étrangers Kanambe en se prononçant unanimement pour Jean-Pierre Bemba, le fils du pays disposant à cette époque des atouts indéniables pour faire échec à ce complot contre notre pays, en 2011, ce choix du peuple kongolais est aller vers un leader historique, quoique bénéficiant de moins de moyens que JP Bemba en 2006, mais ayant lui l’avantage d’un encrage indéniable dans la mémoire collective kongolaise. J’encourage donc le président élu Monsieur Etienne Tshisekedi à tenir bon et à être réellement cet instrument par lequel le peuple kongolais veut se débarrasser de l’imposture et de l’occupation, pour enfin être maître  sur la terre de ses aïeux.
2.    La révélation du «guerrier-solitaire»
Où sont les vrais amis du Kongo? L’autre leçon à tirer de cette mascarade électorale est que les kongolais doivent réaliser que dans cette lutte pour la réappropriation de leurs terres, ils ne devront d’abord compter que sur eux-mêmes. Alors que d’autres peuples, même dans un passé plus récent, ont pu bénéficier de la sympathie et du soutien clair de la communauté internationale, le peuple kongolais assiste impuissant au carnage en silence de ses enfants. Déjà à l’époque, les historiens évaluent à près de dix millions le nombre de kongolais manquant à l’appel au Kongo du souverain sanguinaire belge Léopold II. Plus près de nous est avancé le chiffre de sept à huit millions de kongolais décimés, victimes des guerres meurtrières mais silencieuses imposées à notre pays. Qui en fait un drame à travers le monde? Personne!
Les kongolais, on ne le dira jamais assez, doivent apprendre à compter d’abord sur eux-mêmes. Si la communauté internationale change d’avis et remarque en fin le carnage quotidien dont est victime notre peuple, cette communauté internationale-là, nous trouvera debout en train de nous battre pour nos terres. Ceux de nos compatriotes qui occupent encore leurs temps à sillonner les pays occidentaux pour quémander le pouvoir devraient plutôt changer de démarches et aller plutôt mobiliser nos concitoyens pour faire définitivement échec aux prétentions de ceux qui veulent continuer à disposer à leur guise de notre héritage commun, notre cher Kongo.
En un mot: debout kongolais!
Il est grand temps aujourd’hui, que tous les compatriotes qui se battent pour l’émergence d’un nouveau Kongo, libre, prospère et démocratique aient un entendement commun sur la nature de la lutte actuelle. Il ne s’agit pas d’une lutte de pouvoir en ce moment, mais bien d’une lutte légitime pour nos terres, notre pays (likambo ya mabele), que nous dispute l’occupant qui essaye d’organiser le pouvoir en sa faveur. Lorsque nous aurons chassé l’occupant de nos terres, lorsque nous aurons mis fin à l’imposture à la tête de notre État, nous organiserons alors le pouvoir, avec des normes démocratique claires, pour que les meilleurs d’entre nous, nous gouvernent. Personne, alors personne ne dirigera plus notre État par la force, et par défi, mais avec le consentement de notre peuple.

Mfumu Kititi
R.A.P (Rassemblement pour l’alternance politique en RDC)
Mobile: 004748003021
E-mail: erka_kititi@yahoo.com

CONFERENCE DE MR TSHIYOYO MUFONCOL A VENISE LE 11-02-2012

Après Paris, le RAP s’invite en Italie dans la ville de Venise pour faire passer son message de fierté et d’identité nationales et, de combat. Un nouveau pouvoir en chantier avec un seul leitmotiv en ce moment plus que crucial: « paroles et actes ».

En se déplaçant, le RAP renforce sa stratégie en sortant d’une clandestinité qui ne se justifie plus aujourd’hui.

Nous devons être prêts à faire la guerre, notre guerre pour notre terre car ces terres Kongolaises nous appartiennent. Personne ne nous les donnera sur un plateau d’argent ou par le biais des marches. L’adversaire ne partira sans un combat égal, de la même nature que celui qu’il nous impose.

La représentation en Italie du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC, RAP en sigle, invite les Kongolais et, autres frères et sœurs, amis du peuple Kongolais à la conférence-débat que tiendra Monsieur Mufoncol Tshiyoyo, Président national du RAP, mouvement politico-militaire, le 11 Février à Venise.

A partir de 15h00 dans la salle adjacente au Centre Chrétien pour l’Unité à Mestre-Venezia. Référence : Via sernaglia n° 10/A (Cinéma Dante).

Pour plus de précisions, merci de contacter Monsieur Gervais Luboya au 0039 328 0870517

Cette invitation tient lieu de faire part !

RAP, Service de communication

Répresentation RAP FRANCE

1. Président du RAP/France: Jean Paul KABENGA Tél. 0615564640;

2. 1er Vice-Président à l’organisation : Dr. KABASELE Tél.0684730646;

3. 2eme Vice- Président aux relations publiques: Willy FRAM Tél.0679016257;

4. Secrétaire: Ada MUFUENE Tél. 0633709193;

5. Secrétaire adjoint: Hedou NDAMBA Tél.0751334153;

6. Trésorière: Christine KAPINGA Tél. 0601044355.

Merci pour la diffusion.

Sé/ NTAMBUE

COMMUNIQUÉ DU RAP en rapport avec la conférence de Monsieur Mufoncol Tshiyoyo à Paris le 10 décembre 2011

La représentation du RAP en France remercie toutes les personnes qui ont honoré de leur présence la conférence qui s’est tenue le samedi 10 décembre à Paris.

Durant la conférence, monsieur Mufoncol Tshiyoyo, président national du RAP RDC, a fait un exposé sur le Congo. Et, en s’appuyant sur une citation de Frantz Fanon : « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la Gâchette se trouve placée au Congo- Démocratique », monsieur Mufoncol Tshiyoyo appelle les congolais et les africains à se lever, car « il est temps ! » dit-il.

 

Après l’exposé de l’orateur, s’est ouverte la séance des questions-réponses où les participants ont échangé avec monsieur Mufoncol Tshiyoyo.

Plusieurs questions ont été posées ; des préoccupations et des craintes par rapport à la situation actuelle de la RDC ont également été exprimées.

 

Le président Mufoncol Tshiyoyo, impressionnant par sa sérénité, sa maitrise de l’Histoire et sa capacité d’analyse, a pris le soin d’expliquer et de rassurer les participants à la conférence.

 

Après la conférence, quelques participants ont suivi le président au lieu de la réception pour achever le débat et finir de poser des questions. L’échange a été riche, des contacts ont été établis, la convivialité était également au rendez-vous.

 

Nous nous sommes dispersés aux alentours de 4 heures du matin en ayant le fort sentiment d’avoir assisté à un moment historique.

 

Durant son exposé, le président Mufoncol Tshiyoyo a partagé avec les participants ce qu’il appelle la théorie « du maître et du chien » :

 

Aliénation ; dépossession de soi ; l’esclave qui n’arrive pas à arracher sa liberté : autant de vocables pour désigner ce que beaucoup de nous sont encore aujourd’hui.

 

Le maître n ‘a jamais eu l’intention de quitter nos terres, c’est pourquoi durant la période des Indépendances, il jette un os (le pouvoir) au chien (nègre de service) qu’il aura soigneusement choisi. Entre temps le maître s’arroge le droit de disposer des richesses du nègre.

Le maître peut se frotter les mains, en réalité, il se délecte car il sait que nous n’arrivons à l’identifier comme le véritable adversaire. Au lieu de le combattre, nous perdons notre temps à combattre le nègre de service (communément appelé « Dictateur »).

Quand le nègre de service est déchu par la seule volonté du maitre, le voici aussitôt remplacé par un autre nègre de service plus docile que nous continuons de combattre sans jamais atteindre nos objectifs.

Ainsi, perdure un système d’aliénation qui ne fait qu’appauvrir les africains et les déposséder de leurs terres.

Nous n’avons qu’une seule solution pour mettre fin à ce jeu instauré par le maître : le combattre en établissant un rapport de force en notre faveur (nous hisser, ensuite, aux rangs d’interlocuteurs valables) et lui imposer notre rythme.

 

RAP, service de communication

CONFERENCE DE MONSIEUR MUFONCOL TSHIYOYO A PARIS LE 10 DECEMBRE 2011 Les élections mettront-elles fin à l’occupation en RDC ou il est temps d’affronter l’adversaire en face !

Jamais l’occupation d’un pays ne prend fin par voie électorale. Le temps est venu non seulement de nommer mais surtout d’affronter le véritable adversaire en face.

Notre pays le Congo est occupé par Paul Kagamé et le Rwanda. Instrumentalisés, ils ont distribué la mort à plus de 5 millions de congolais. Ils opèrent un pillage systématique des richesses du pays. Ils violent femmes, filles et enfants congolais au vu et au su de tout le monde. Cette situation a trop duré sans que des donneurs de leçons et autres vendeurs de mirage démocratique n’aient trouvé mot à dire.

Les Congolais doivent compter d’abord sur-eux-mêmes. Il devient impératif de cesser d’avoir peur et de nous poser de vaines questions. C’est malheureusement ce que bon nombre d’entre nous ont pu faire : pleurnicher, dénoncer, écrire, chanter, croire aux élections, participer aux élections qui étaient perdues d’avance. Ce ne sont pas l’absence de démocratie au Congo et la non-tenue des élections libres et démocratiques qui justifient l’occupation du Congo par les forces de l’axe du mal.

Si pour le commun des mortels, la politique est la pratique du gouvernement d’un État, pour Monsieur Mufoncol Tshiyoyo, la politique est un art complexe qui se dissèque et s’analyse pour mieux appréhender les évènements provoqués par les hommes.

Comprendre ce monde, ceux qui le dirigent, anticiper les évènements et les aspirations des peuples ne peut se faire sans une intelligence accrue et développée à force travail, de connaissance et d’esprit critique.

Dans un monde, où seul le plus fort impose sa loi, Monsieur Mufoncol Tshiyoyo pense que nous ne pouvons nous permettre d’être des êtres médiocres et faibles, au risque de nous faire écraser sans concession.
Nous devons être semblables à des « demi-dieux », des êtres quasi omniscients, des êtres réfléchissant, analysant tout et anticipant dans la mesure du possible les évènements.
Nous devons vaincre notre immobilisme et être dans l’action par la prise d’initiative avec courage, et combattivité pouvant aller jusqu’au sacrifice de soi.

Nous convions les congolais et autres frères et sœurs, amis du peuple congolais à la conférence-débat que tiendra Monsieur Mufoncol Tshiyoyo, président national du RAP, mouvement politico-militaire, le 10 décembre 2011 à Paris.

Pour tous renseignements :

Lendo KUMBU-KI-LUTETE
Vice-présidente chargée des relations publiques RAP-France
Tél. : 09.53.40.53.06 – lady_kumbu@yahoo.fr

Willyfram TOUTOU
Vice-président chargé de l’organisation et de la mobilisation RAP-France
Tél : 06.48.65.81.87 – toutou692000@yahoo.fr

Pierre MUTEBA
Tél : 06.85.45.91.59 – pierre_muteba@yahoo.fr

RDC : Elie Kapend toujours en prison

Depuis bientôt 4 mois, le président du FLNC (Front de libération nationale du Congo), Elie Kapend Kanyimbu, est détenu à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Son parti dénonce une détention arbitraire et attend toujours de connaître les motifs de son incarcération. Cet ancien général des Tigres Katangais était candidat à la prochaine élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC). Continuer la lecture

RDC : les élections locales de 2012 et la question des terres de nos ancêtres

Abbé Jean Pierre Mbelu

Abbé Jean Pierre Mbelu

Abbé Jean Pierre Mbelu

Il y a un lien entre l’évitement des élections locales, l’adaptation des activités économiques et politiques aux besoins de la population, et le souci citoyen de  faire du village et des petites collectivités la base d’un développement endogène. Souvent, ce lien n’est pas perceptible pour ceux et celles qui ont désacralisé la tâche de la relecture de l’histoire de notre  pays pour la reconstruction de notre indépendance.

Selon les informations reçues de nos sources au sein de la CENI , les élections locales auront probablement lieu en juin 2012. Pourquoi ces élections si fondamentales à la participation locale de nos populations à la gestion du pays sont-elles toujours remises à plus tard. « En 2007, le gouvernement du Premier Ministre Gizenga informe la Monuc que les élections locales se tiendront au second  semestre 2008. Malgré cette annonce, la date planifiée pour le scrutin ne va pas cesser de glisser dans le temps. En juillet 2008, la révision des fichiers électoraux par  la CEI oblige à décaler les élections locales au mois de juin 2009. En mars 2009, l’enregistrement des nouveaux électeurs n’ayant toujours pas débuté, elles sont repoussées aux premiers mois de l’année 2010. » (Congo : l’enlisement du projet démocratique. Briefing de Crisis Group N° 73, 8 avril 2010, p.17)  Et elles n’auront pas lieu en 2010. Pourquoi ?  « Le 5 octobre 2009, un ministre du gouvernement Muzito livrait déjà à Crisis Group sa conviction qu’il n’y aurait pas d’élections locales. La présidence n’aurait rien à gagner d’un scrutin risquant de modifier les  équilibres politiques des provinces si peu de temps avant le rendez-vous présidentiel. » (Ibidem, p.18)  Que les élections locales prévues pour clôturer le cycle électoral de 2006 n’aient pas eu lieu jusqu’à ce jour, cela confirme la confidence de ce ministre du gouvernement Muzito. Les mettre plusieurs mois après les élections présidentielles et législatives (qui auront probablement lieu au début du mois de décembre 2011) pourrait être un signe à décrypter : il faudrait que le président élu et sa majorité parlementaire soient capables de contrôler « les équilibres politiques des provinces ». Pourquoi ? Nous  allons émettre quelques hypothèses. Continuer la lecture

THE WESTERN BELT / Par Puati Buangi Makebo, RDC

L’histoire de la République Démocratique du Congo, notre pays, nous révèle que l’Est a toujours été une poudrière. Jamais le feu ne s’est véritablement éteint dans cette partie du territoire. Après chaque spasme apaisé, s’allument encore des feux partant des tisons enfumés oubliés sous la cendre. Faire l’inventaire de tous les troubles de la partie orientale de la R. D. du Congo s’avère fastidieux, mais celle ou celui dont la mémoire est fraîche, pour avoir vécu ces événements lui-même ou pour avoir été informé, s’apercevra que les aventuriers de tout acabit se sont souvent autoproclamé qui roi, qui empereur, qui président de la République Démocratique du Congo. Continuer la lecture

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