RDC : Elie Kapend toujours en prison
Depuis bientôt 4 mois, le président du FLNC (Front de libération nationale du Congo), Elie Kapend Kanyimbu, est détenu à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Son parti dénonce une détention arbitraire et attend toujours de connaître les motifs de son incarcération. Cet ancien général des Tigres Katangais était candidat à la prochaine élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC). Continuer la lecture
RDC : les élections locales de 2012 et la question des terres de nos ancêtres
Il y a un lien entre l’évitement des élections locales, l’adaptation des activités économiques et politiques aux besoins de la population, et le souci citoyen de faire du village et des petites collectivités la base d’un développement endogène. Souvent, ce lien n’est pas perceptible pour ceux et celles qui ont désacralisé la tâche de la relecture de l’histoire de notre pays pour la reconstruction de notre indépendance.
Selon les informations reçues de nos sources au sein de la CENI , les élections locales auront probablement lieu en juin 2012. Pourquoi ces élections si fondamentales à la participation locale de nos populations à la gestion du pays sont-elles toujours remises à plus tard. « En 2007, le gouvernement du Premier Ministre Gizenga informe la Monuc que les élections locales se tiendront au second semestre 2008. Malgré cette annonce, la date planifiée pour le scrutin ne va pas cesser de glisser dans le temps. En juillet 2008, la révision des fichiers électoraux par la CEI oblige à décaler les élections locales au mois de juin 2009. En mars 2009, l’enregistrement des nouveaux électeurs n’ayant toujours pas débuté, elles sont repoussées aux premiers mois de l’année 2010. » (Congo : l’enlisement du projet démocratique. Briefing de Crisis Group N° 73, 8 avril 2010, p.17) Et elles n’auront pas lieu en 2010. Pourquoi ? « Le 5 octobre 2009, un ministre du gouvernement Muzito livrait déjà à Crisis Group sa conviction qu’il n’y aurait pas d’élections locales. La présidence n’aurait rien à gagner d’un scrutin risquant de modifier les équilibres politiques des provinces si peu de temps avant le rendez-vous présidentiel. » (Ibidem, p.18) Que les élections locales prévues pour clôturer le cycle électoral de 2006 n’aient pas eu lieu jusqu’à ce jour, cela confirme la confidence de ce ministre du gouvernement Muzito. Les mettre plusieurs mois après les élections présidentielles et législatives (qui auront probablement lieu au début du mois de décembre 2011) pourrait être un signe à décrypter : il faudrait que le président élu et sa majorité parlementaire soient capables de contrôler « les équilibres politiques des provinces ». Pourquoi ? Nous allons émettre quelques hypothèses. Continuer la lecture
THE WESTERN BELT / Par Puati Buangi Makebo, RDC
L’histoire de la République Démocratique du Congo, notre pays, nous révèle que l’Est a toujours été une poudrière. Jamais le feu ne s’est véritablement éteint dans cette partie du territoire. Après chaque spasme apaisé, s’allument encore des feux partant des tisons enfumés oubliés sous la cendre. Faire l’inventaire de tous les troubles de la partie orientale de la R. D. du Congo s’avère fastidieux, mais celle ou celui dont la mémoire est fraîche, pour avoir vécu ces événements lui-même ou pour avoir été informé, s’apercevra que les aventuriers de tout acabit se sont souvent autoproclamé qui roi, qui empereur, qui président de la République Démocratique du Congo. Continuer la lecture
LE GENOCIDE PERPETRE PAR LE RWANDA AU KONGO NOUS OBLIGE PAR DEVOIR PATRIOTIQUE DE LIBERER NOTRE PAYS AU MOYEN DE LA LUTTE ARMEE.( par P. Kahumbu Ntumba ) Switzerland.
Le rapport accablant du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’ homme, HCDH accusant Kigali des crimes les plus graves au Kongo, ne constitue ni le premier ni l’ unique document de référence , relatant de manière ostensible des monstruosités commises par l’Etat Rwandais sur des populations civiles au Kongo . Neini !
Emma Bonino, Aldo Ajello,Roberto Garreton, trois experts de droits humains de haute facture internationale,agissant au compte de l’ Union Européenne et de l’ ONU , ont en leur temps eu la difficile tâche d’ avoir publié des rapports analogues, corroborés par des investigations , des ONG ,tant africaines que locales les plus crédibles.
Des preuves des crimes aussi concordantes que plausibles contenues dans leurs documents de travail, respectifs se sont malheureusement butées contre l’ indifférence quasi-totale de la communauté internationale. Continuer la lecture
Lettre ouverte au Secrétaire Général de l’ONU
Concerne : Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves de droits de l’homme et du droit humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République Démocratique du Congo
A Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies
Ban Ki-Moon
Siège des Nations Unies
10017 New York
USA
Lausanne, le 14 septembre 2010
Monsieur le Secrétaire Général,
Permettez-moi de vous adresser cette lettre ouverte à la veille de la publication officielle du Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves de droits de l’homme et du droit humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République Démocratique du Congo. Le signataire de la présente lettre que je suis n’est pas seul, des millions de Congolaises et de Congolais à travers le monde se reconnaissent dans ma démarche.
La République Démocratique du Congo, mon pays, est entrée dans ce présent siècle dans les larmes et le sang. Théâtre des pires crimes commis depuis la Seconde Guerre mondiale, la RD du Congo a non seulement été ignorée par la communauté internationale depuis plus d’une décennie, mais pire, elle a été victime d’un vaste complot dont les racines trouvent leur source dans la voracité de grandes démocraties occidentales et leurs ramifications sous-traitantes et criminelles opérant depuis Kigali, Kampala et Bujumbura. Continuer la lecture
E.Tshisekedi candidat à la présidence de la République en RD-Congo, et après?
Il se développe depuis un temps au Congo-Kinshasa, un leadership d’un genre nouveau. Alors que le vrai leadership est lui créatif, prenant des initiatives face aux grands défis de l’heure, c’est plutôt l’expectative, un certain attentisme qui prend le pas sur l’initiative parmi ceux qui prétendent l’exercer au pays de Kimbangu et de Lumumba. En fait, des vrais exécutants, des deuxièmes couteaux qu’on tourne en bourriques à longueur de journées; parce qu’incapables de penser par eux-mêmes le devenir de notre pays et de notre peuple, selon nos propres paradigmes.
Tenez: qu’on leur jette en pâture un mot, “révision constitutionnelle”, tout s’arrête! Comme des charognards, tous se jettent dessus, ignorant le piège de la distraction, alors que l’occupation du pays s’étend et s’affermit chaque jour davantage sous leur nez.
D’ailleurs, ceux qui occupent notre pays et asservissent notre peuple l’ont bien compris. C’est pourquoi à intervalle régulier, ils servent à la classe politique rd-congolaise des concepts destinés à la diviser pendant qu’eux réalisent leurs objectifs criminels. Ainsi, les fédéralistes se sont opposés aux unitaristes depuis l’aube de l’indépendance à ce jour, sans interposition d’une élite développant ou inventant un discours ferme invitant à s’attaquer aux vrais défis. Faisant l’économie de plusieurs autres concepts qui ont occasionné de profonds dégats au pays, je citerai pêle-mêle: l’exigence, certe louable, de la démocratisation, l’ouverture au pluralisme politique, les droits de l’homme qu’on a agité comme épouventail et d’où on a développé cette curiosité qu’est le droit ou le devoir d’ingérence humanitaire, Continuer la lecture
Le journal LE PHARE à Kinshasa éventre le boa: Quelle est la responsabilité de Justin Marie Bomboko dans l’acte de révocation du Premier ministre Lumumba, le 05 septembre 1960. Bomboko a-t-il menti ? Aux colporteurs de faux bruits, la vérité cinglante est là, toute crue, qu’en pensez-vous ? RAP
Non à la falsification de l’histoire !
Le Phare remercie le patriarche Bomboko d’avoir réagi, bien que sur le tard, à son article ayant pour motivation primordiale le refus de la falsification de l’histoire de la République Démocratique du Congo, notre patrimoine commun. Cinquante ans après l’indépendance, il est anormal que de grosses zones d’ombres continuent de couvrir des faits aussi graves que les assassinats de Patrice Emery Lumumba et de Pierre Mulele.
Avec tout le respect que nous devons à sa personne, à son âge et à son passé, nous sommes au regret de constater que l’ancien Coordonnateur du Collège des Commissaires Généraux et ministre honoraire des Affaires Etrangères ne veut pas faire preuve d’humilité et faire amende honorable par rapport aux erreurs qu’il avait commises en sa qualité d’homme d’Etat. Continuer la lecture
Lettre ouverte aux chefs d’Etats africains
Qui a peur de Paul Kagamé parmi ses pairs chefs d’Etats africains ?
L’Union Africaine réunie du 10 au 12 juillet 2003 à Maputo (Mozambique) a consacré les principes suivants qui fondent son action :
- « l’égalité, la souveraineté et l’interdépendance des Etats »
- le strict « respect des frontières »
- la « non –ingérence » et l’interdiction « d’user de la force ou de menacer de la force un autre Etat membre ».
Cependant, les rapports accablants de l’ONU, des ONG et autres experts indépendants mettent en exergue la violation et l’agression du territoire de la RDC par Paul Kagamé et son armée.
Malgré cet indéniable constat, l’Afrique entière reste muette, silencieuse face aux crimes perpétrés par Kagamé et sa soldatesque sur le territoire du Congo-Kinshasa.
Les Congolais se demandent ce qu’ils ont pu faire contre leurs frères africains pour que ces derniers n’interviennent pas afin de stopper Paul Kagamé dans l’élan de son oeuvre meurtrière. Continuer la lecture
LA VISITE DU ROI DES BELGES AU CONGO-KINSHASA EST UN NON- EVENEMENT
On a du mal à saisir pourquoi les Congolais se lamentent sur les fréquentations d’un roi, surtout quand on sait qu’il est celui des Belges qui, usant de son libre arbitre et au nom du royaume de la Belgique dont il représente les intérêts, s’acoquine à qui bon lui semble. Et même s’il y aurait quelques personnages au Congo qui, souffrant encore de séquelles du mental du colonisé, espèrent tirer on ne sait quelles dividendes politiques en invitant intentionnellement le roi des Belges dont la visite est un soutien au régime en place.
En quoi importe-t-il aux Congolais qu’un roi des Belges visite le Congo ou encore qu’il serre la main de celui que le monde voudrait que les Congolais appelassent par le nom de Joseph Kabila ? Le Congo se trouverait toujours dans cette époque où il fallait rassembler le peuple comme des moutons et le faire danser au passage des visiteurs du régime ?
Plus de 125 ans après, la notion du « roi » influence encore l’imaginaire du « colonisé » congolais, « que l’on a […] décrété n’être rien : une figure vide » (Achille Mbembe, 2000 : 218). Mais le pèlerinage du roi des Belges à la Kabilie, qui ne doit ni souffrir d’interdiction ni prêter à polémique, tombe à pic car il procède, et c’est ce qu’il y a de mieux, à démystifier la fonction de celui que certains écrits congolais réservent le titre de « sa majesté » le roi et ce faisant procède, à libérer le mental du sujet congolais de sa dépendance légendaire. Continuer la lecture
L’AMP et l’Opposition politique (institutionnelle) co-responsables du gâchis actuel
Dans sa rubrique Tribune d’hier (19 octobre 2009), le journal le Potentiel a publié un texte intitulé « Il est impérieux de sauvegarder l’espace démocratique ». La lecture de ce texte du député national Kikwama kia Kiziki soulève plusieurs questions. Il y a entre autres, la question du respect des textes et des principes de tout espace qui se veut démocratique. Cette question se pose et pour la majorité au pouvoir et pour l’opposition dite institutionnelle.
Une Opposition malléable à souhait ?
Après avoir suspendu sa participation sa participation aux débats sur le budget samedi 10 octobre, mardi 13 octobre, « l’Opposition a majoritairement choisi de revenir dans la salle sans avoir eu l’assurance que le Bureau et les membres de la majorité parlementaire tiendraient leur parole vieille de quelques semaines à peine sur le contrôle parlementaire », écrit Kiakwama. Ce retour s’est fait sans que la motion du député Kanku comptant parmi les arriérés de la précédente session parlementaire contre le Premier Ministre Muzito soit vidée.
Et pourtant, « les articles 151, 169 et 170 de notre règlement intérieur, écrit Kiakwama, indiquent clairement qu’une motion suspend le cours normal du travail législatif jusqu’à ce qu’elle soit vidée. » Et d’ajouter : « Le bon sens et l’honneur appellent d’ailleurs à ce qu’un homme dont on se défie, lève d’abord la défiance envers sa personne avant de reprendre le cours normal des choses. » Contrairement au règlement d’ordre intérieur, au bon sens et au sens de l’honneur, L’AMP s’habitue à fouler les textes au pied et à se moquer de l’éthique. Continuer la lecture



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