COMMUNIQUÉ DU RAP en rapport avec la conférence de Monsieur Mufoncol Tshiyoyo à Paris le 10 décembre 2011
La représentation du RAP en France remercie toutes les personnes qui ont honoré de leur présence la conférence qui s’est tenue le samedi 10 décembre à Paris.
Durant la conférence, monsieur Mufoncol Tshiyoyo, président national du RAP RDC, a fait un exposé sur le Congo. Et, en s’appuyant sur une citation de Frantz Fanon : « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la Gâchette se trouve placée au Congo- Démocratique », monsieur Mufoncol Tshiyoyo appelle les congolais et les africains à se lever, car « il est temps ! » dit-il.
Après l’exposé de l’orateur, s’est ouverte la séance des questions-réponses où les participants ont échangé avec monsieur Mufoncol Tshiyoyo.
Plusieurs questions ont été posées ; des préoccupations et des craintes par rapport à la situation actuelle de la RDC ont également été exprimées.
Le président Mufoncol Tshiyoyo, impressionnant par sa sérénité, sa maitrise de l’Histoire et sa capacité d’analyse, a pris le soin d’expliquer et de rassurer les participants à la conférence.
Après la conférence, quelques participants ont suivi le président au lieu de la réception pour achever le débat et finir de poser des questions. L’échange a été riche, des contacts ont été établis, la convivialité était également au rendez-vous.
Nous nous sommes dispersés aux alentours de 4 heures du matin en ayant le fort sentiment d’avoir assisté à un moment historique.
Durant son exposé, le président Mufoncol Tshiyoyo a partagé avec les participants ce qu’il appelle la théorie « du maître et du chien » :
Aliénation ; dépossession de soi ; l’esclave qui n’arrive pas à arracher sa liberté : autant de vocables pour désigner ce que beaucoup de nous sont encore aujourd’hui.
Le maître n ‘a jamais eu l’intention de quitter nos terres, c’est pourquoi durant la période des Indépendances, il jette un os (le pouvoir) au chien (nègre de service) qu’il aura soigneusement choisi. Entre temps le maître s’arroge le droit de disposer des richesses du nègre.
Le maître peut se frotter les mains, en réalité, il se délecte car il sait que nous n’arrivons à l’identifier comme le véritable adversaire. Au lieu de le combattre, nous perdons notre temps à combattre le nègre de service (communément appelé « Dictateur »).
Quand le nègre de service est déchu par la seule volonté du maitre, le voici aussitôt remplacé par un autre nègre de service plus docile que nous continuons de combattre sans jamais atteindre nos objectifs.
Ainsi, perdure un système d’aliénation qui ne fait qu’appauvrir les africains et les déposséder de leurs terres.
Nous n’avons qu’une seule solution pour mettre fin à ce jeu instauré par le maître : le combattre en établissant un rapport de force en notre faveur (nous hisser, ensuite, aux rangs d’interlocuteurs valables) et lui imposer notre rythme.
RAP, service de communication
Africatime