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LES RAISONS D’UN COUP D’ETAT CONTRE LE REGIME DE ”JOSEPH KABILA”

France2, la chaine de télévision publique française, diffuse ses journaux télévisés en différé sur son site www.france2.fr. Les téléspectateurs français ou francophones ayant raté le direct peuvent se rabattre sur le différé afin de s’informer des nouvelles de la France et du monde. La possibilité de sélection est multiple. Le site france2 affiche des archives de la semaine. L’internaute intéressé a le choix entre le journal de lundi, de mardi, de mercredi ou encore d’autres jours de la semaine selon l’objet de sa quête.

« Joseph Kabila » est « président » de la République Démocratique du Congo. Son voyage en France a été annoncé avec pompe comme si c’était le premier pèlerinage d’un président africain, congolais ou zaïrois chez les Gaulois mais pour quel résultat ? La visite de « Joseph Kabila » à Paris, reçu à l’Elysée, s’est déroulée en date du 16 juillet 08.

En cliquant sur le lien du site de france2.fr qui renvoie au journal de 20 heures de mercredi 16 juillet 08, on est point surpris de finir la lecture du journal de 20h de mercredi, voire de jeudi 17 juillet 2008 sans que Madame Françoise Laborde, présentatrice de l’édition, n’ait parlé de la visite du «Nègre» «Joseph Kabila» à Paris. Le silence éloquent de la chaine publique française sur le passage à Paris du sieur «Joseph Kabila», l’homme qui refuse de se regarder en face, prélude le sort annoncé et réservé à ce type d’aveugles dont les actes creusent leur propre tombe. On n’est pas Mobutu qui veut pour tenter de jouer la Chine contre l’Occident. La droite au pouvoir aux USA martèle un principe qui lui est cher : qui n’est pas avec nous est contre nous.

On ne peut suggérer une démission à « Joseph Kabila ». Ni la honte ni le gêne ne relève de son échelle des valeurs. « Joseph Kabila » ne s’est nullement embarrassé de lancer un appel de pied à la France en lui proposant de former l’armée congolaise et la police du pays et ce malgré le traitement indigne d’un « chef » qui lui fut réservé en France. Sa demande sonne comme un troc contre une protection que « Joseph Kabila » recherche auprès de l’Occident qui le sait fragile et quête le moment opportun de le cueillir comme un fruit pourri.

« Ô Tempora ! Ô Mores! …il me paraît honteux
De voir, chaque jour, nous toiser sans vergogne,
Parader dans la rue avec force courbettes,
Ceux qui, se voulant hommes, sont émules du singe.
Je te prierai, Lecteur, d’excuser le juron
Que ces singes m’arrachent à mon corps défendant » (Edgar Allan Poe, « O, Tempora! O, Mores! »,1868).

La gifle de Sarkozy à « Joseph Kabila » est une invitation aux Congolais à tourner la page et à chasser cet homme de son perchoir où il officie la messe noire sur le Congo. Pour la France, bien que cela ne soit évident aux yeux des thuriféraires du régime, les Congolais et le Congo méritent mieux à l’aurore du 50e anniversaire de ce qui est devenue la République Démocratique du Congo. Les enfants nés en 1960 auront 50 ans d’âges en 2010.

L’opposant Kenyan Raila Odinga a dit non à Mwai Kibaki. Il a incité ses partisans à l’émeute pendant que les Congolais ont eu à « accepter l’inacceptable ». L’opposant zimbabwéen Morgan Tsvangirai a tourné le dos aux « honneurs ». Il s’est retiré du second tour de l’élection présidentielle au Zimbabwe en refusant de « participer à ce qui est une parodie de processus électoral… [le MDC] ne peut pas demander aux électeurs de risquer leur vie… », Une position bien tranchée d’un leadership bien que manipulé qui a intériorisé le sens de sa lutte et du sacrifice qu’il attend de son peuple. Morgan Tsvangirai dénonce et critique les positions sud-africaines de Thabo Mbeki alors que les Congolais ont eu à tout avaler à Sun-City en Afrique du Sud, voire le 1+4.

L’ «opposition» congolaise préfère les halls du pouvoir, le perchoir du « Senat » et les salles climatisées du Palais du Peuple. Jeune Afrique (2476, 22 au 28 juin 2008, p.30) écrit « le pouvoir accepte que quelqu’un qui n’est pas de sa majorité puisse diriger une institution aussi importante que le sénat et puisse entendre sa voix ». A quoi sert-il d’être à la tête d’une structure hautement politique lorsque sa majorité obéit au camp adversaire ? Dans ces chambres, on se contente de rééditer les interpellations à l’origine d’un parti d’opposition au Zaïre de Mobutu. On prend soins de passer sous silence le refus de ce même parti et de son leadership de rependre le sentier battu qui a démontré ses limites en son temps. Le comble est que la plupart d’interpellateurs dans ces chambres se recrutent parmi les interpellés d’hier qui se sont moqués à l’époque des méthodes adulées aujourd’hui.

Et Jean Pierre Mbelu de s’interroger : « si les Congolais étaient des sadomasochistes qui s’ignorent ? Eprouver du plaisir à se faire souffrir en empruntant et/ou en choisissant des voies ne menant nulle part dans le but de donner la grande démonstration des victimes d’un grand complot international ».
Un coup d’état contre le régime de « Joseph Kabila » est la solution.

Mufoncol Tshiyoyo

Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC, R.A.P.

Mouvement politico-militaire

mufoncol.tshiyoyo@rap-rdc.com

GSM : 004745007236

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